Un échafaudage pour cimaise, la rue pour musée vivant, une œuvre artistique de l’éphémère adaptée à l’échafaudage d’un chantier : la bâche peinte par Christine Bourel fut intégrée aux bâches de protection d’un chantier de réhabilitation situé à bordeaux, cours Alsace Lorraine, sous la responsabilité de Daniel Sarrazin, architecte.
Ainsi s’écrivit une belle histoire pour Bordeaux et pour cet immeuble construit en 1870 par Alfred Duprat, compromis entre briques de Toulouse et pierres de Bordeaux. Car le Groupe des cinq créa l’événement en exploitant le temps et l’espace des travaux de ravalement, et intégrant le paysage urbain le temps d’une proposition artistique.
Original et controversé à son époque, le projet de bâche peinte a depuis été banalisé et largement approprié par la publicité.

Lieu : 70 cours Alsace Lorraine (Angle de la rue du Pas Saint Georges) à Bordeaux
Date : Vernissage le 2 février 1989
Artiste : Christine Bourel, peintre
Commissaires : Gilles-Christian Rhétoré, Le Groupe des Cinq
Réalisation : Toile Bâche, peinte sur l’immeuble réhabilité par l’architecte Daniel Sarrazin
Thême : « Peinture d’aujourd’hui pour une réalisation d’hier »
Partenaires : SCI Alsace, les entreprises Monpéat, Dufort, Touja, Castan, Ferroy, Kone